Aux sources de l'a´kido

Aux sources de l'a´kido

Vendredi 28 avril

Lever à 4h20, départ à 4h45 pour nous rendre à l’aïkikaï. Le métro n’est pas ouvert, nous prenons des taxis qui, en l’absence d’embouteillages, nous emmènent en ½ h à l’aïkikaï. Nous y retrouvons Kamimura san, président du Buikukan, qui nous accable de recommandations diverses : ne pas rouler ses manches, se placer au fond du dojo, travailler entre nous puisque les autres participants seront durs, ne pas projeter en direction du chamisa, on garde le même partenaire toute la séance …. Il nous fait aligner dans l’entrée pour saluer le doshu, petit fils du fondateur de l'aïkido) qui arrive et lui offrir des cadeaux.

Nous montons au dojo situé au 3ème niveau en prenant bien soin de saluer la plaque de ô senseï au deuxième niveau et celle de son fils Kisshomaru ½ niveau au dessus sous peine d’incident diplomatique.

A notre arrivée, il y a environ 30 personnes mais il ne cesse d’en arriver d’autres jusqu’à atteindre environ 100 pratiquants, ce qui représente 5 rangs pour le salut.

 

Le cour commence à 6h30 par un taïso différent du notre et que nous avons du mal à voir étant donné le nombre de personnes présentes sur le tatami.

Les techniques montrées ne sont pas réalisées exactement comme les nôtres, mais elles sont composées d’éléments connus et nous ne sommes pas perdus.

 

Le doshu circule sur le tatami et corrige avec bonne humeur quel que soit le niveau du pratiquant.

La femme de Kamimura san nous surveille pendant tout le cours. Nous espérons que nous n’avons pas commis d’impair.

A la fin du cours se déroule un randori au cours duquel on répète les techniques dans un ordre aléatoire.

Puis tout le monde salue et le doshu sort.

 

Il revient pour les photos avec différents groupes. Kamimura san se fait photographier avec nous tous, puis avec Guy senseï.

Après les photos, nous échangeons avec des suisses qui nous ont entendu parler frnçais et qui veulent savoir d’où nous venons et ce que nous faisons au Japon. L’un d’eux habite au Japon depuis 31 ans et nous dit qu’il est un pilier de l’Aïkikaï.

Nous nous séparons dans la rue et retournons à l’hôtel par le métro pour un petit déjeuner et une douche bien mérités.

 

Bien réconfortés, nous repartons pour aller chercher les billets de bus pour le voyage de demain au Fuji San.

A la gare routière, nous sommes interrogés par de jeunes reporters de la chaîne de télévision Nihon Channel qui veulent savoir pourquoi nous sommes au Japon, ce que nous faisons et veulent filmer une technique d’aïkido. Le reportage devrait passer sur la chaîne le 8 mai à 9h30, heure du Japon. Malheureusement, d’après Chiharu, nous ne la recevons pas en France. Avis aux internautes !

 

Après cet effort intense de communication internationale, nous occupons intégralement les 2 étages d’un mini restaurant qui sert des bols de pâtes au bœuf, riz, poissons …. Qui d’après Chiharu ont le « vrai goût du Japon ». Et le temps du Japon : moins de 30 mn de la commande à la sortie du restaurant. Tout cela pour une somme fort modique. Record battu pour Martine qui a déjeuné d’une salade et d’une soupe au miso pour 130 Yens (environ 1,20 €). Non, il n’y a pas d’erreur de 0 !

 

L’après midi nous visitons le quartier de Ginza, quartier des affaires et du luxe. Dior, Chanel, Hermès … toutes les marques sont présentes sur ces Champs Elysées de Tokyo. Dans un carrefour au milieu du quartier, une petite boutique d’articles traditionnels en tissu résiste aux promoteurs.

 

Nous souhaitions aller voir un spectacle de Kabuki mais le théâtre, qui a rouvert en Octobre après 10 ans de travaux, fait relâche jusqu’au 3 mai.

 

Nous nous rendons au marché aux poissons de Tsukiji où l’on trouve toutes sortes d’animaux aquatiques, entiers ou en morceaux, et d’algues. Les araignées de mer sont d’une envergure particulièrement impressionnante et nous nous interrogeons sur la taille de la casserole utilisée pour les cuire. Les grands thons rouges sont partout et les têtes sont exposées devant les restaurants.

 

Nous terminons la soirée dans un restaurant qui présente un spectacle de Sumo. Ces combattants énormes sont extrêmement souples au point de faire le grand écart. Lors d’un assaut, l’un d’entre eux réussit à soulever son adversaire pour le faire sortir du cercle.

Nous retournons à l’hôtel bien fatigués par cette intense journée.

 

 



29/04/2017
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